Sunday 21st April 2019,
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Le CMV : danger pour le foetus.

geraldine debauve Grossesse Pas de commentaire

L'enfant maladeVous le savez peut être le CMV (Cytomégalovirus) fait partie de la famille des Herpès virus. Pour la majorité de la population, le CMV ne pose pas particulièrement de problème, ni de risques.
Ce qui n’est malheureusement pas le cas des femmes enceintes non immunisées ou des patients atteints de HIV. Personnellement, je n’avais pas particulièrement entendu parler de ce type de virus durant ma première grossesse, ni même effectué de test destiné à définir mon statut sérologique en début de grossesse.
Il est vrai que pour une première grossesse sauf à travailler dans le domaine de la petite enfance (crèche, infirmière, puéricultrice, assistante maternelle, etc.), il est très peu probable de contracter ce genre de virus. Ce qui n’est évidemment plus le cas, durant la seconde grossesse, quand il faut s’occuper du premier petit ange qui peut être porteur du virus, ou fréquenter d’autres enfants porteurs en halte-garderie, crèche ou au cours d’activités d’éveil en groupe.

La sérologie CMV ne constitue pas un examen obligatoire en cours de grossesse et son dépistage systématique chez les femmes enceinte est très discuté. D’ailleurs les spécialistes de gynécologie obstétrique, ont demandé au Ministère de la Santé de préciser sur ce sujet, la conduite à tenir considérant que la détection systématique du Cytomégalovirus pourrait conduire à des interruptions médicales de grossesse injustifiées.
Rien n’empêche malgré tout une femme enceinte d’en parler à son médecin et d’envisager un dépistage si elle le souhaite pour savoir une fois pour toute si elle est immunisée ou non.
Une simple analyse de sang permet de savoir si l’on n’est pas protégée contre le CMV et de prendre les précautions nécessaires pour éviter de contracter cette infection en cours de grossesse qui serait sans gravité pour soi, mais pourrait être dangereuse pour l’enfant.
Un tiers des enfants en bas âge sont porteurs de ce virus et peuvent donc vous contaminer par la salive, les sécrétions nasales, les sécrétions lacrymales et les urines. Il convient donc de prendre les précautions suivantes pour éviter d’être contaminée :
– se laver fréquemment les mains après les changes,
– lavez à grandes eaux le pot (eau de javel, gants),
– ne pas goûter les repas ou utiliser les couverts du bout’choux,
– éviter le contact avec les sécrétions du petit ange (bisous sur la bouche, sécrétions nasales, larmes).

En chiffres, 1 à 3 % des femmes s’infectent en cours de grossesse et l’infection est transmise au foetus dans 40 à 50 % des cas. Le risque foetal est majeur en début de grossesse et l’infection est le plus souvent asymptomatique. Elle peut être associée à une fièvre, une asthénie ou un syndrome mononucléosique.
Une fois sur 10, les conséquences seront sévères : mort in utéro, graves séquelles. Hypotrophie, prématurité (30 à 50 % des cas), hépato-splénomégalie, purpura, ictère (80 %), microcéphalies, hydrocéphalie, chorio-rétinite (15 %). Le diagostic d’infection foetale peut être fait pendant la grossesse par détection du virus dans le liquide amniotique et une surveillance échographique (ventricules cérébéraux ++) est nécessaire. De plus, actuellement il n’existe aucune mesure efficace pour traiter une infection primaire par le cytomegalovirus (CMV) pendant la grossesse.

Il est donc fortement conseillé pendant la grossesse de respecter des règles d’hygiènes très strictes, de se laver fréquemment les mains, et de prendre soin de soi pour le bien être de ce petit ange qui grandit en nous et pour le mettre au monde en bonne santé en toute sérénité.
Pour plus d’information, parlez-en à votre médecin ou consultez les conseils pour le dépistage et la prévention du Cytomégalovirus.
Et vous aviez-vous déjà entendu parlé du CMV ou d’autres maladies à risque pour le petit ange à naître ? N’hésitez pas à nous faire partager vos expériences et connaissances en laissant un commentaire.

Photo : Peinture d’Eugène Carrière, “L’enfant malade“. 1885. Musée d’Orsay.

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