Sunday 23rd January 2022,
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Menace sur les accouchements dans le privé ?

virginie ciarletta Actualités 2 commentaires

Hopital4 Le Syngof (Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France) menace les sénateurs d'une grève de ses adhérents du secteur II au moment des pics d'accouchements de l'été si un amendement du projet de loi HPST ("hôpital, patients, santé et territoires") n'est pas retiré. Cet amendement indique que ces obstétriciens pourraient ne plus être couverts par l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) qu'à hauteur de 3 millions d’euros en cas d’indemnisation de dommages causés par l’accouchement (et visiblement, c'est une somme régulièrement observée).

Par conséquent, ces praticiens devraient soit augmenter de manière déraisonnable leurs tarifs (pour payer leur cotisation d'assurance), soit abandonner les accouchements en libéral (qui coûtent 30 % moins cher que l'hospitalisation publique d'après le communiqué de presse du Syngof, mais je me demande si on peut vraiment comparer, les accouchements difficiles étant moins souvent assurés par le privé me semble-t-il). En cas de grève, l'Etat devrait les resquisitionner, et les assurer sans plafond comme ceux du secteur I.

Pour ramener tout ça à moi qui doit accoucher fin juillet, je me demande si cette information va pousser des futures mamans inscrites en cliniques privées à s'intéresser à la maternité publique la plus proche, diminuant mes chances d'avoir une chambre seule ;-)

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2 commentaires

  1. irina juin 8, 2009 à 2:09

    Les accouchements difficiles se produisent aussi dans le public, dans de très nombreux cas, on ne peut pas prévoir l’avance si l’accouchement sera facile ou pas !
    Les maternités niveau 3 sont publiques et suivent des grossesses pathologiques qui se terminent souvent césa et certaines acceptent les naissnaces en siège, ce qui est rarissime en clinique.
    Après, les cliniques déclenchent plus, ce qui conduit à plus de complications…
    Bref, le nombre d’accouchemen difficiles est peut-être inférieur dans le privé, mais peut-être pas tant que ça.
    Ensuite, en cas de problème, il est beaucoup plus facile de se retourner contre une clinique que contre un hôpital.
    Les hôpitaux planquent leurs fautes derrière leur statut d’établissement publiques et compliquent la procédure au point de décourager certains parents.
    Sinon, moi, perso, je serais enceinte et une grève menacerait à l’approche de mon terme, je n’irais pas pour autant à l’usine à bébé publique.
    Si je suis allée dans le privé, ce n’est pas que pour la chambre seule (et je peux vous dire que vers chez moi dans le public, toutes la mamans croisent les doigts pour aller dans les nouveaux locaux avec chambre individuelle et douche en chambre), c’est aussi pour être traitée correctement.
    Au CHU vers chez moi, on a un obstétricien par trimestre, sauf grossesses pathologiques, c’est pûrement et simplement n’importe quoi, après les accouchements par VB se font uniquement ligotée sur la table et les césas sans présence du papa !
    Donc, perso, je préfère payer 500 euros de supplément et avoir eu droit à une seule personne pour mon suivi de grossesse qui m’a fait ma césarienne avec le papa près de moi !
    Et accessoirement, une autre différence entre le CHU et la clinique vers chez moi est que si on a RDV à 9H, on passe au plus tard à 10H, pas à 15H !

  2. Virginie Ciarletta juin 8, 2009 à 3:08

    Privé ou public, je pense que c’est difficile de faire des généralités. Mon premier accouchement a eu lieu en maternité publique, j’en suis contente et j’y retourne (et c’est les mêmes personnes que pour ma première grossesse qui me suivent). A l’inverse j’ai accompagné il y a quelques jours une copine dans la clinique privée où elle doit accoucher en septembre car elle avait des saignements et la sage-femme qui l’a reçue lui a dit qu’elle ne pouvait pas rappeler l’échographiste “pour ça” (il était 22 h) alors que je sais que si elle était allée dans “ma” maternité, on lui aurait fait une écho et on l’aurait rassurée sans attendre alors qu’elle a du faire la queue le lendemain au centre de planification familiale où son obstétricien pouvait la caser entre deux rendez-vous pour enfin l’examiner sérieusement… Si je ne suis pas allée dans le privé, ce n’est pas pour économiser 500 euros, c’est parce que je me sentais plus en sécurité à la maternité. Mais encore une fois, et votre témoignage le prouve, les expériences sont variables et il est difficile de savoir a priori (et même a posteriori d’ailleurs) quelle est la meilleure solution. Finalement, le plus important est peut-être d’avoir le choix, ce que cet amendement menace…

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