Tenir assis est une des conquêtes importantes de Bébé, bien qu'elle ne soit pas aussi "immortalisée" que les premiers pas. Pour arriver à cette prouesse, plusieurs stades sont nécessaires.
Le premier est la position "assis en tripode" (avec un bras d'appui), acquise entre 4 et 6 mois. Vient ensuite la position "assise dos arrondi", d'une durée d'environ 10 secondes (entre 5 et 7 mois), puis la position "assise troc droit", au moins 30 secondes (entre 5 mois et 8 mois et demi).
Les bébés adorent les miroirs, où ils découvrent un royaume magique peuplé d'objets et... d'autres bébés. Car, jusqu'environ 18 mois, ils pensent que cet enfant dans la glace est un autre bébé, qu'ils essaient d'attraper.
Voici une expérience amusante que vous pouvez faire à Bébé pour déceler le moment où il se reconnaît dans la glace et prend conscience de soi : donnez à l'enfant un miroir pour se regarder. Après un certain temps, distrayez-le et mettez-lui discrètement une gommette rouge sur le nez. Si Bébé essaie de l'enlever, cela veut dire qu'il s'est reconnu dans le miroir.
Pendant longtemps, les psychologues cherchaient à évaluer de manière objective le tempérament du bébé, ce qui était souvent biaisé par les observations faites par les mamans. Or, cela ne semble plus constituer un obstacle mais une opportunité : finalement, la perception des mamans influence les interactions avec l'enfant, et donc nécessairement son comportement ainsi que la relation d'attachement. Comme on pourrait s'y attendre, le décalage entre les représentations maternelles du tempérament de l'enfant et les données concernant le tempérament "réel" sont un indice de dysfonctionnement de l'interaction mère-enfant.
Parmi les études qui ont été faites sur le tempérament de l'enfant, je présente ici une qui me paraît intéressante. Des enfants ont été suivis de 4 mois à 7 ans ; des bilans ont été réalisés périodiquement.
Hier, mercredi 12 mars, c'était la première journée de la fertilité en France. Le CNIT a ainsi accueilli le premier salon de la fertilité, avec 15 ateliers inter-actifs, des débats informatifs avec des spécialistes comme le professeur René Frydman . Les questions d'éthique ont aussi été abordées, avec le diagnostic pré-implantatoire.
On se passerait bien d'une telle journée. Si elle a vu le jour, c'est parce que l'infertilité touche de plus en plus de couples. Chaque année, grace à des progrès fulgurants, 19 000 enfants naissent grace à la PMA , Procréation Médicalement Assistée.
10 à 15% des parents consultent aujourd'hui pour des problèmes de fertilité.
Pendant longtemps, les psychologues, surtout en France, n'ont pas été à l'aise avec la notion de tempérament, surtout chez les tout-petits : cela supposerait de reconnaître quelques traits de caractère qui seraient innés. De plus, il est difficile d'observer et d'identifier ce qui relève du tempérament et ce qui est lié à d'autres facteurs. Par exemple, si Bébé pleure souvent, est-ce à cause de sa peur de rester seul, d'une certaine angoisse ou simplement parce qu'il souffre de coliques ?
Une autre difficulté de l'analyse est le fait que les études sur le tempérament ont fait appel à des questionnaires administrés aux mères : or, celles-ci peuvent avoir leur idée du tempérament de leur enfant, plus ou moins proche de la réalité.
J'ai été interpellée il y a quelque temps par une note de Moimoi, au sujet du meilleur moyen (et meilleur moment) pour couper les ongles de Bébé. Selon lui, si les ciseaux sont adaptés pour le nouveau-né, elles le sont moins pour le bébé qui gigote dans tous les sens ; la pince à ongles serait alors préférable. ça alors ! Moi, je n'aurais jamais pensé à la pince à ongles pour couper les ongles de mes enfants ! Comme je le fais pour mes propres ongles, j'utilise des ciseaux - alors que mon mari ne jure que sur la pince à ongles.
La partie de la psychologie qui s'intéresse à l'enfant et à l'adolescent est appelée psychologie du développement. Cette dénomination met l'accent sur l'évolution de l'enfant, selon deux principes essentiels :
- le fonctionnement actuel d'un enfant résulte de ses expériences passées et des modes d'adaptation qu'il a construits,
- le fonctionnement d'un enfant est comparé au fonctionnement des enfants du même âge.
En lisant le billet de Moi Moi sur le premier "oui" de son petit garçon, je me suis rendue compte que ce moment important est généralement absent de la liste des premières.
On peut trouver ici et là des articles sur le premier "non" de Bébé mais pourquoi n'en trouve-t-on pas sur le premier "oui" ?
On estime que le "non" marque une nouvelle étape dans la vie de Bébé, où il comprend (et sutout fait savoir !) ce qu'il ne veut pas. Cette "phase d'opposition" permet aussi au petit de comprendre que les autres n'ont pas forcément les mêmes envies que lui. Bref, qu'ils sont différents.
Il y a des expressions intemporelles. Parmi celles-ci, "caca-boudin" est assurément dans le hit parade des mots qui se transmettent d'une génération à l'autre, avec autant de succès. Je me suis toujours demandée quelle peut être le mystérieux moyen de cette transmission ? Car je doute que ce sont les charmantes puéricultrices qui initient les petits coquins en leur apprenant la rébellion par le langage !
Toujours est-il qu'un beau jour, votre tête blonde rentre à la maison avec cette nouvelle trouvaille de la crèche : caca-boudin ponctue désormais toutes ses phrases.
Selon le site Magicmaman, les enfants commencent à apprendre les couleurs vers l'âge de 3 ans. Personnellement, je trouve qu'ils peuvent le faire - et le font d'ailleurs - bien avant !
Tout d'abord, ils apprennent à les distinguer, même s'ils ne les nomment pas encore. En montrant des objets ou des images à un enfant de 9-12 mois, on peut donc déjà nommer quelques couleurs (rouge, jaune, bleu, vert).
N'hésitez pas à offrir à Bébé des livres lui permettant d'apprendre les couleurs : des livres cartonnés pour les tout-petits jusqu'aux livres pour les un-peu-plus-grands, tels Petit poisson blanc.
Il est bien loin le temps où l'on doutait des compétences des bébés ! Les études en psychologie ont mis en évidence un fait qui peut paraître surprenant : dès l'âge de 3 jours, les bébés peuvent distinguer et imiter des expressions faciales de joie, de surprise et de tristesse ! A condition, bien sûr, que le visage en question soit tout près du leur : nous savons aussi que les nouveaux-nés ne voient pas plus loin que le visage de... ses parents ou d'autre personne penchée sur son berceau ! (à une distance de 17-25 cm).
Les nouveaux-nés préfèrent d'ailleurs les visages à des images ou des objets.
Nous le savons, Bébé n'a pas la conscience du temps. La succession des étapes de la journée (réveil, repas, sieste, promenade, bain, repas, coucher) le berce et le rassure, au même titre que la voix de la maman ou un visage connu.
Les très jeunes enfants vivent dans le présent. Selon le célèbre psychologue, Jean Piaget, fondateur de la psychologie du développement de l'enfant, les tout petits sont centrés sur l'acte. Ils ne peuvent pas prendre conscience du temps qui s'écoule pendant son action.
Cette conscience se construira peu à peu à partir de la maternelle, mais elle interviendra plutôt vers l'âge de 6-7 ans.
Cela veut dire qu'il n'a pas de sens de dire à un enfant de 2 ans : "patiente un peu" ou "attends une minute" !
Il peut arriver que, dans notre enthousiasme de faire partager la magie de Noël à Bébé, nous ne nous rendions pas compte d'un détail... essentiel : l'enfant ne perçoit pas toujours le côté féerique de Père Noël mais son côté... "monstrueux". Autrement dit, pour les enfants de plus de 9 mois, Père Noël peut être un monstre (pensez à son déguisement, à sa grosse barbe, à sa voix de baryton) qui ne déclenche pas les rires mais les pleurs.
J'ai vu ces jours-ci trop de bébés terrifiés dans les bras d'un Père Noël, immortalisés pour l'album de famille. mon fils âgé de 19 mois s'est mis à hurler dès que Père Noël l'a pris dans les bras lors de la fête organisée par le comité d'entreprise.
Cette fois-ci, je ne vous parlerai pas du développement de l'enfant mais d'un sujet à l'ordre du jour.
Lorsque Bébé grandit, on est rapidement confronté à des dilemmes, comme celle concernant l'existence de Père Noël. Dire ou ne pas dire "la vérité" ?
Certains parents préfèrent entretenir le mythe du Père Noël, ce gentil bonhomme qui passe par la cheminée pour poser les cadeaux sous le sapin. D'autres estiment qu'entretenir la légende c'est mentir à l'enfant - qui risque d'être fort déçu lorsqu'il découvre la vérité. D'autres parents laissent courir, mais doivent trouver une explication plus ou moins plausible à la multiplication des Pères Noël qu'on rencontre ici et là, à la télé ou sur la place du village.
Je salue ici un livre atypique, où un gynécologue-obstétricien de la place, le Dr Gérard Salama (aidé par Nathalie Demarta, journaliste), raconte le quotidien de son métier.
Il écrit ainsi un véritable hymne aux femmes, des jeunes aux plus de 50 ans, qui se laissent aller à des confidences lors de ces visites médicales si particulières que sont celles chez "son" gynécologue.
Le gynécologue, un homme comme un autre ? Gérard Salama n'hésite pas à reconnaître que certaines patientes lui sont plus sympathiques que d'autres et que, parfois, la séduction, ce sujet tabou qui attire la jalousie des hommes, franchit la porte du cabinet.
Ce livre est aussi un hymne à la maternité, même si seulement quelques pages du livre lui sont consacrés.
La jalousie de Bébé peut donc se manifester différemment en fonction de l'âge. Elle reste une étape importante dans la construction de l'enfant. Cela veut dire aussi que le fait d'attendre que l'enfant soit plus grand pour qu'il ne soit plus jaloux de son petit frère/ sa petite soeur n'est pas un bon calcul lorsqu'on s'interroge sur l'écart "idéal" entre le premier et le second.
Mais, comme je le notais dans ma note de lundi dernier, la jalousie de Bébé ne s'exprime pas uniquement à l'égard des frères ou des soeurs. Les petits copains à la crèche ou... le papa qui accapare trop la maman peuvent également en faire les frais.
Si l'angoisse du 8ème mois, si médiatisée, ne semble pas être confirmée par les études en psychologie du développement, il y a un autre changement qui caractérise cet âge : l'apparition de la jalousie.
Concrètement, cela signifie que l'enfant, âge de 7-9 mois, réagit vis-à-vis de l'interaction privilégiée entre deux personnes (par exemple, Maman qui fait un bisou au grand frère/ grande soeur, Maman et Papa qui s'embrassent...).
A défaut de se transformer en bébé karatéka, il s'agite, crie, se tire l'oreille, devient un petit monstre - des comportements par lesquels il manifeste son besoin d'être avec les autres.
Le problème, c'est qu'à cet âge il ne voit l'issue que dans la relation à deux : il ne comprend pas encore que, si ses parents s'embrassent, il n'est pas exclu de la relation... Bref, pour lui, c'est lui ou l'autre.
Un bébé n'est pas un singe savant et il n'y a aucun concours à gagner. Le dira-t-on jamais assez ? Il est inutile de sur-stimuler les tout-petits. Au contraire, il faut leur laisser le temps de grandir à leur rythme.
Cela ne veut pas dire qu'on ne peut pratiquer aucune activité d'éveil, ne tombons pas non plus dans l'excès inverse ! Ainsi, de temps en temps, pendant le bain ou au cours d'un moment détendu, on peut faire quelques exercices. Cela ne doit durer que quelques minutes, la concentration des bébé n'est jamais longue et ce ne serait pas très sympa de leur demander trop d'efforts. Aujourd'hui, je vous présente quelques exercices pour stimuler la vision.
Si les bébés s'intéressent très tôt aux échanges (vers 3 mois pour le sourire et vers 6 mois pour les échanges tactiles réciproques), il faut du temps pour qu'ils construisent des interactions entre eux et des jeux communs.
On peut distinguer trois étapes de ce processus :
- celle, entre 7 et 13 mois, où les enfants jouent en parallèle, se limitant à des manipulations communes sur le même objet,
- celle, entre 13 et 15 mois, où naissent des échanges réciproques de courte durée, constitués d'actions successives par l'un et l'autre enfant,
- celle, entre 15 et 18 mois, où les actions s'enchaînent selon des prises de tours alternées.
La chaîne de télé ci-contre dont je vous ai parlé dans deux billets déjà (Moins d'une semaine avant la baby-téléphagie et Polémique autour de BabyFirst) fait l'objet d'une polémique grandissante. Si je me désolais au début de l'absence de réactions, celles-ci apparaissent et elles sont clairement négatives.
Il y a tout d'abord les 2 pédopsychiatres, Bernard Golse et Pierre Delion, qui ont écrit une tribune dans Le Monde et appellent à signer leur pétition pour un moratoire contre la fabrique des bébés téléphages. La pétition a rencontré un vif succès et, sans guère de publicité, elle réunit déjà plus de 6500 signatures !
Qu'y a-t-il de si mal à cette chaîne ?
Je vous en ai déjà parlé, la grossesse et la naissance sont l'occasion d'entendre de véritables perles ! De vieilles croyances se mèlent aux légendes urbaines, des rumeurs locales s'ajoutent à des superstitions locales. Bref, l'histoire et l'origine de chacun fournissent un terreau idéal pour des idées farfelues.
Il y a peu, j'entendais une jeune femme me dire que sa grand-mère se tourmentait de la voir conduire alors qu'elle attend une petite fille. Sa grand-mère est persuadée que cela va perturber le mental de la petite fille, lui donner une mentalité d'homme...
L'utilisation de la cuiller exige toute une série de gestes et une coordination que Bébé acquiert progressivement, dans la période allant de 11 à 17 mois.
Deux psychologues (Connolly et Dalgleish) ont observé et décrit finement les étapes de cet apprentissage, dans des situations où la maman était invitée à ne pas faire à la place de l'enfant tout en l'encourageant à manger.
Lors de la première étape, Bébé se limite à charger/ vider la cuiller ou bien à l'entrer/ sortir de sa bouche de manière répétée.
Une fois cette action maîtrisée, il passe à la seconde étape : il charge la nourriture et la monte vers la bouche, sans orienter la cuiller (je vous laisse deviner les conséquences !).
Lors de la troisième étape, l'enfant arrive enfin orienter correctement la cuiller au remplissage et à l'entrée dans la bouche.
On se souvient du tollé suscité en France lorsque Nicolas Sarkozy suggéra de détecter et de suivre les enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés cognitives dès leur plus jeune âge. De toutes parts, les boucliers se levèrent, on entendit parler de fichages, de camisoles chimiques et j'en passe...
Il faut croire que nos cousins d'Outre-Atlantique n'ont pas jugé cette idée si stupide ou dangereuse puisque qu'au cours du symposium sur la famille qui a eu lieu en début de mois au Québec, on a abordé longuement ce sujet.
Les parents dont le bébé naît à terme et par voie naturelle sont éblouis par son regard extrêmement intense qu'il n'oublieront jamais.
Ce premier regard met les bases du lien mère-enfant. Essentiel, il n'est pourtant pas le seul qui compte : les regards qui suivent créent un échange avec la maman (et le papa). Ce langage des yeux, fondateur du lien humain, sert d'armature au langage des mots.
C'est ce qu'affirme Daniel Marcelli (en photo), chef de service de psychiatrie infanto-juvénile au CHU de Poitiers et auteur d'un livre merveilleux sur le sujet, intitulé Les yeux dans les yeux. L'énigme du regard.
Il y a trois semaines, je regrettais l'absence de réactions autour du lancement de la première "chaîne de télé pour les bébés", il semble bien que celles-ci aient fini par se faire jour ! Eliza nous a déjà signalé quelques articles dans les commentaires de mon billet.
J'apprends aujourd'hui que des médecins viennent d'en demander carrément l'interdiction et leur demande est solidement argumentée.
Un des indices permettant de diagnostiquer un retard de langage est le fait qu'un enfant de 2 ans n'a pas encore un vocabulaire d'au moins quelques mots.
Plusieurs causes se conjuguent, généralement, pour expliquer ce retard : troubles de l'audition, maladies du cerveau, facteurs liés à l'environnemen etc.
Il est intéressant de noter qu'un environnement peu stimulant peut être aussi néfaste pour le développement du langage qu'un environnement trop exigeant.
Si votre enfant est dans ce cas, il faut consulter un médecin qui vous indiquera la conduite à tenir et les spécialistes à consulter.
Environ 600 000 personnes sont touchées en France par le bégaiement, et 1% de la population mondiale. Il s'agit du bégaiement pathologique, et non pas du bégaiement normal dans l'apprentissage du langage. Cependant, il est important de souligner que ces difficultés peuvent apparaître dès l'âge de 3 ans. Le diagnostic est capital pour débuter un accompagnement précoce, souvent efficace.
Comment reconnaître le bégaiement pathologique ? L'enfant donne une impression de lutte contre les mots, avec des manifestation d'effort (crispation du visage, de la mâchoire ou du cou, froncement des sourcils).
L'instauration de la Journée mondiale du bégaiement le 22 octobre a pour but de sensibiliser les personnes qui ne sont pas touchées par ce trouble aux difficultés relationnelles de ceux qui le sont.
Je vous ai parlé lundi dernier d'un type particulier de troubles du langage, ceux qui concernent l'élocution ou l'articulation des mots.
Voyons aujourd'hui d'autres difficultés qui interviennent dans le développement du langage, les troubles du débit de la parole. L'enfant qui en souffre ne parle pas de manière fluide et continue. Il bégaie, balbutie, ou bredouille.
Le bégaiement est la répétition involontaire d'un son, d'une syllabe ou d'un mot, habituellement en début de phrase. Il est plus fréquent chez les garçons que chez les filles, sans qu'on puisse vraiment l'expliquer !
Comme je l'écrivais dans une de mes notes précédentes, nous sommes souvent trop anxieux par rapport au (bon) développement de nos petits. Au point où nous nous demandons souvent s'ils sont "dans la norme", s'il n'ont pas de retard ou s'ils n'ont pas une maladie cachée qui entravera leur scolarité future.
Parmi ces questions, il y a celles qui portent sur le langage. Or, chaque enfant parle à son rythme : il y a rien d'anormal à ce que Bébé ne parle pas avant ses 2 ans ! Pas la peine donc de consulter pour des troubles d'un langage... qui n'existe pas encore ! :-)
Voici donc quelques repères :
Les troubles du langage sont généralement des troubles de l'élocution ou des troubles du débit de la parole. Ils concernent des enfants d'âge scolaire.
Le "Psy" pour bébé serait-il sur le point de se généraliser ?
Il y a une vingtaine d'années en arrière, rares étaient les enfants qui consultaient un psychologue. Pour les parents, emmener sa progéniture voir un psychothérapeute n'était que l'ultime recours. Mais cette vision avant-gardiste tend à se raréfier.
Du premier balbutiement au langage élaboré, le bébé parcourt un chemin semé d'embûches qu'il doit affronter. Bégaiement et dyslexie sont des troubles relativement fréquents qu'il convient de repérer au plus tôt afin d'éviter l'échec scolaire.
Désormais, les puéricultrices, les assistantes maternelles ou les pédiatres, n'hésitent plus à conseiller aux parents d'amener leurs enfants chez le "psy" dès que ce dernier souffre d'excès de colère ou qu'il ne tolère pas la compagnie d'autres chérubins... Au premier abord, les parents sont un peu inquiets et désorientés face à cette nouvelle. Ils accusent le coup, s'interrogent et se demandent pourquoi leur enfant est "différent" des autres. Mais ils relativisent...
Généralement, les sages-femmes qui assurent les séances de préparation à l'accouchement proposent plusieurs possibilités pour la partie "pratique", la gym à la piscine et la sophrologie étant les plus répandues.
Mais qu'est-ce que la sophrologie ? Créée en 1960, elle se définit comme "l'étude de la conscience". S'inspirant de certaines techniques orientales de méditation et de techniques occidentales de relaxation, la sophrologie permet de maîtriser sa peur et se préparer à une épreuve - que ce soit une épreuve sportive ou celle de l'accouchement.
Elle consiste à se détendre en visualisant chaque partie de son corps, les yeux fermés, au son de la voix du sophrologue.
Je vous ai parlé il y a quelque temps du parler "maternant" qui permet à Bébé de se familiariser avec la structure et l'intonation de la langue maternelle. Nous utilisons tous ce parler "maternant", sans nous en rendre compte : quand nous nous adressons à Bébé, nous parlons plus doucement, avec des phrases plus simples, en soulignant les mots importants et en les répétant à plusieurs reprises.
Non seulement que Bébé ne se lasse pas d'écouter cette musique de la langue, mais en plus il apprend ainsi comment elle fonctionne.
Les parents ne réagissent pas tous de la même façon face aux sentiments de leurs enfants. Certains ne tolèreront aucune expression de la colère tandis que d'autres inciteront, au contraire, à dire tout ce qui ne va pas, peu importe le style employé.
Il est impossible de donner la recette de la bonne réaction face à un sentiment, surtout face à un sentiment négatif. Il n'est pas rare d'ailleurs que le père et la mère réagissent différemment. On vient de découvrir que ça semble être préférable !...
Très préoccupés par le développement de nos petits, il arrive souvent qu'on les compare aux autres. Arrive-t-il qu'ils parlent moins que leurs camarades au parc, qui ont pourtant le même âge ? Qu'ils marchent moins bien ou moins rapidement que les autres enfants de la crèche, qui ne sont pas plus grands ? Montrent-ils moins d'intérêt pour les jeux d'imitation ? Inquiets, on peut se demander s'ils ne sont pas en retard et s'ils arriveront à suivre quand ils seront en Mat' Sup' !
Dans la majorité des cas, cette crainte n'est pas justifiée.
Chaque enfant progresse à son rythme. De plus, les enfants n'évoluent pas de manière homogène dans tous les domaines : certains marchent plus tôt et parlent plus tard ; d'autres font le contraire.
Rien de plus normal !


